Dimanche 3 mai 2009
Pour ce nouvel article, un petit exposé sans prétention sur la crinoline, inspiré par ma visite au Musée Galliéra à Paris, où jai pu
admirer les magnifiques pièces de l'exposition : Sous l'empire des crinolines.
C'étaient les deniers jours, et je n'avais pas assez d'yeux pour tout voir. je me suis cependant offert le catalogue d'exposition, qui va venir compléter la documentation que je possède sur l'Histoire du Costume, autre domaine qui me passionne.
La Crinoline a incarné le faste du Second Empire et du Régime Impérial. Dans des décors de luxe et de parade, elle s'est identifiée à l'atmosphère de la "Fête Impériale".
Après la terne bourgeoisie de Louis-Philippe, les femmes sont avides de luxe, de plaisir et de toilettes. Avec Napoléon III, la stabilité, la prospérité développent le travail. La ville de Paris se transforme et devient une capitale en pleine expansion en se parant d'avenues et de monuments, elle accueille aussi deux Expositions Universelles en 1855 et en 1867. Cette prospérité alimente l'industrie, anime le commerce, impose le renom de la France.
Le triomphe de la couture mécanique est consacrée par l'Exposition Universelle de 1855. La Machine à coudre, importée des Etats-Unis après 1840, diminue de façon appréciable le travail exigé par la pose des volants, biais, galons ruchés ect. A titre d'exemple sur ce type de robe, le nombre de volants ne cessait d'augmenter : en 1859, l'Impératrice Eugénie portait une robe en satin blanc garnie de cent trois volants de tulle. Mise à la mode par une des plus belles souverraines d'Europe, la crinoline s'impose dans le costume féminin.
Pour les robes de ce temps, on emploie des étoffes coûteuses. On portait la soie et le satin à toute heure du jour, on aimait le taffetas changeant, le reps damassé, le brocard et surtout la moire antique. pour le bal et les toilettes d'été on utilisait des étoffes légères telles que : crêpe, gaze, barège, mousseline ect. Pour les couleurs : claires pour les robes habillées (rose, bleu, crème). A la ville, le succès va aux bruns, aux vert de mer, aux gris, à l'écossais.
Le linge est luxueux, orné de dentelles et de broderies fines.
Ce sont aussi les débuts de la confection et de la couture. En effet en 1845, une jeune anglais quitte Londres à 20 ans pour venir travailler à Paris : en 1860 Charles Frédéric Worth devient le couturier de l'impératrice et de la cour, le nom de Worth a concrétisé l'apparition de la Haute-Couture.
La crinoline : définition.
C'était à l'origine un tissu de fils et de crin, crée pour les cols d'officiers et employé ensuite pour les cols civils de l'époque romantique. Il sera ensuite utilisé pour des sous-jupes de femmes destinées à soutenir, à partir de 1842, les jupes qui allaient en s'élargissant. Ces sous-jupes en "crinoline" ou "crinolaine" furent vers 1850, remplacées par des jupons nombreux et empesés puis baleinés. La cage à cerceaux se subsitua à ceux-ci à l'automne 1856,c'est en 1858, que la crinoline atteint son maximim d'envergure, vers 1860, elle s'assouplit, se pliant aux mouvements du corps. Deux ans plus tard, elle s'applatit sur le devant et se développe en longueur, de ronde elle devient ovale, s'apprêtant à disparaître, pour être remplacée par la tournure à partir de 1867.
Bibliographie pour la rédaction de cet article :
François Boucher, Histoire du Costume, en Occident de l'Antiquité à nos Jours. Flammarion (mon préféré, cadeau de mon cher et tendre)
Histoire du Costume par Henny Harald Hansen, traduit du Danois par Jacqueline Puissault, Flammarion (1956).
Cahier d'Histoire du Costume de ma maman (un jour je vous le ferais découvrir)
C'étaient les deniers jours, et je n'avais pas assez d'yeux pour tout voir. je me suis cependant offert le catalogue d'exposition, qui va venir compléter la documentation que je possède sur l'Histoire du Costume, autre domaine qui me passionne.
La Crinoline a incarné le faste du Second Empire et du Régime Impérial. Dans des décors de luxe et de parade, elle s'est identifiée à l'atmosphère de la "Fête Impériale".
Après la terne bourgeoisie de Louis-Philippe, les femmes sont avides de luxe, de plaisir et de toilettes. Avec Napoléon III, la stabilité, la prospérité développent le travail. La ville de Paris se transforme et devient une capitale en pleine expansion en se parant d'avenues et de monuments, elle accueille aussi deux Expositions Universelles en 1855 et en 1867. Cette prospérité alimente l'industrie, anime le commerce, impose le renom de la France.
Le triomphe de la couture mécanique est consacrée par l'Exposition Universelle de 1855. La Machine à coudre, importée des Etats-Unis après 1840, diminue de façon appréciable le travail exigé par la pose des volants, biais, galons ruchés ect. A titre d'exemple sur ce type de robe, le nombre de volants ne cessait d'augmenter : en 1859, l'Impératrice Eugénie portait une robe en satin blanc garnie de cent trois volants de tulle. Mise à la mode par une des plus belles souverraines d'Europe, la crinoline s'impose dans le costume féminin.
Pour les robes de ce temps, on emploie des étoffes coûteuses. On portait la soie et le satin à toute heure du jour, on aimait le taffetas changeant, le reps damassé, le brocard et surtout la moire antique. pour le bal et les toilettes d'été on utilisait des étoffes légères telles que : crêpe, gaze, barège, mousseline ect. Pour les couleurs : claires pour les robes habillées (rose, bleu, crème). A la ville, le succès va aux bruns, aux vert de mer, aux gris, à l'écossais.
Le linge est luxueux, orné de dentelles et de broderies fines.
Ce sont aussi les débuts de la confection et de la couture. En effet en 1845, une jeune anglais quitte Londres à 20 ans pour venir travailler à Paris : en 1860 Charles Frédéric Worth devient le couturier de l'impératrice et de la cour, le nom de Worth a concrétisé l'apparition de la Haute-Couture.
La crinoline : définition.
C'était à l'origine un tissu de fils et de crin, crée pour les cols d'officiers et employé ensuite pour les cols civils de l'époque romantique. Il sera ensuite utilisé pour des sous-jupes de femmes destinées à soutenir, à partir de 1842, les jupes qui allaient en s'élargissant. Ces sous-jupes en "crinoline" ou "crinolaine" furent vers 1850, remplacées par des jupons nombreux et empesés puis baleinés. La cage à cerceaux se subsitua à ceux-ci à l'automne 1856,c'est en 1858, que la crinoline atteint son maximim d'envergure, vers 1860, elle s'assouplit, se pliant aux mouvements du corps. Deux ans plus tard, elle s'applatit sur le devant et se développe en longueur, de ronde elle devient ovale, s'apprêtant à disparaître, pour être remplacée par la tournure à partir de 1867.
Bibliographie pour la rédaction de cet article :
François Boucher, Histoire du Costume, en Occident de l'Antiquité à nos Jours. Flammarion (mon préféré, cadeau de mon cher et tendre)
Histoire du Costume par Henny Harald Hansen, traduit du Danois par Jacqueline Puissault, Flammarion (1956).
Cahier d'Histoire du Costume de ma maman (un jour je vous le ferais découvrir)